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Une ville charmante mais un peu hasbeen avec, à sa tête, un cumulard qui vit toujours sous la quatrième République...

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Agenda 21 et charte de la participation citoyenne, les nouveaux logiciels bayonnais

Je me suis rendue samedi dernier à la réunion publique de restitution des résultats de la concertation citoyenne. La réunion avait lieu au théâtre et était très bien organisée.
Le maire de Bayonne, Jean Grenet, a introduit cette réunion par un discours patrimonial  centré sur son père, sa ville, lui et son père.

On  a pu comprendre que définitivement la culture n’était pas son makila.
Pour lui, Bayonne est culturelle parce qu’elle est jolie, que la fête de la musique et les fêtes de Bayonne ont du succès et surtout, semble t-il parce que, lors des matches de rugby, le public scande  à l’émouvoir, «  Bayonnais, Bayonnais ». C’était très gênant à entendre.

L’Assemblée Nationale n’est pas du tout son truc non plus.
Pour justifier que sa ville est jolie, donc culturelle, le député-maire a expliqué super relaxe, que mercredi dernier il s’était rendu à l’Assemblée Nationale où il avait rencontré un collègue député : Frédéric Mitterrand (!), et l’avait abordé  franchouillard d’un « - Bonjour, Grenet, maire de Bayonne » et que le député en question l’avait immédiatement apostrophé  « - Bayonne, oh, quelle belle ville !  ».
Vous imaginez le malaise… Vu, bien sûr, que Frédéric Mitterrand n’est pas député, et qu’en tant que Ministre de la Culture, il devait sûrement penser à la petite salle Rubens du Musée Bonnat ou à Victor Hugo et non aux tribunes du stade Jean Dauger.
De son côté, Madame Bisauta fera trembler son premier magistrat et tout le théâtre, en livrant brièvement un constat plus pragmatique du rayonnement culturel bayonnais :  « Bayonne est une ville maçonnique historique ».

Bref, ces cauchemars rapportés, passons aux résultats de l’étude, présentés dans un powerpoint et commentés par le prestataire (groupement Ecophanie), que l’on peut retrouver en ligne sur le site de la ville à la rubrique Agenda 21.
L’interprétation est extrêmement difficile :
- parce que le prestataire a expliqué qu’ils étaient traités à la manière d’un sondage et qu’en conséquence, le contenu des réponses a été dilué.
- parce que 800 interviews téléphoniques ont été également réalisés et qu’évidemment si tout ça se mélange, l’analyse est encore plus complexe
- que, de surcroît, on ne sait rien des tranches d’âge, des CSP, ni de la localisation géographique des personnes qui ont répondu. 
Chacun tentera de se faire une idée et se demandera utilement comment, en l’état, ces résultats pourront servir de base à une réflexion honnête (et représentative) sur les attentes de la population ?

Réponse tout ce mois d’octobre où les citoyens pourront s’inscrire à une série de quatre ateliers afin d’élaborer la rédaction de la future charte de participation. Celle-ci sera ensuite soumise à l’approbation du Conseil municipal en janvier 2010.
Un bon point : les horaires de ces ateliers ont été prévus très souplement de sorte que tout le monde puisse y participer : soit le vendredi soir, soit le samedi matin. 

Les dates à retenir :
Vendredi 9 octobre de 17h30 à 19h30 - Atelier 1A : une Charte de Participation Citoyenne pour quoi faire ?
Samedi 101 octobre de 10h à 12h  -  Atelier 1B : une Charte de Participation Citoyenne pour quoi faire ?
Vendredi 16 octobre de 17h30 à 19h30 - Atelier 2A : une Charte de Participation Citoyenne comment ?
Samedi 17 octobre de 10h à 12h - Atelier 2B : une Charte de Participation Citoyenne comment ?
Vendredi 23 octobre de 17h30 à 19h30 - Atelier 3A : Suivi et évaluation de la Charte
Samedi 24 octobre de 10h à 12h - Atelier 3B : Suivi et évaluation de la Charte
Vendredi 30 octobre de 17h30 à 19h30 - Atelier 4A : Charte de Participation Citoyenne et Agenda 21 les enjeux prioritaires
Samedi 31 octobre de 17h30 à 19h30 - Atelier 4B : Charte de Participation Citoyenne et Agenda 21 les enjeux prioritaires


Ensuite la parole a été donnée au public.
L’exercice fut quelque peu fastidieux. Beaucoup de riverains de Bayonne Nord et du futur site de traitement des déchets étaient présents et n’ont naturellement pas manqué de relever la désinformation citoyenne sur ce projet. D’autres ont interrogé les orateurs sur les méthodes mises en œuvre et la difficulté de conduire ce travail en mettant de côté les doléances individuelles. Une jeune fille a demandé si l’Agenda 21 déboucherait aussi sur la création d’emplois ?

Les maîtres d’œuvre de cette entreprise, baptisée « nouvelle gouvernance » ont en réalité à faire face à un dilemme embarrassant. Au premier abord seulement… Consulter les citoyens et les faire participer sont historiquement contraires à leur conception de l’action politique. En s’engageant sur cette voie, ils vont nécessairement devoir informer mieux la population sur la réalité des projets qu’ils souhaitent entreprendre. C’est à dire changer complètement de logiciel… Ce même logiciel qui leur assure, depuis 1959, un pouvoir absolu et sans alternance à Bayonne.
On est forcément dubitatif devant les tenants et aboutissants de cette opération.
Mais M. Grenet a d’ores et déjà indiqué à qui il témoignait sa reconnaissance. A Mme Bisauta, en premier lieu, le fer de lance de la nouvelle conscience écologique de l’UMP à l’échelon local, et à ses services de la communication, dont la mission va consister à packager ce nouveau logiciel pour en faire l’étendard de sa continuité politique.

 
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