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Une ville charmante mais un peu hasbeen avec, à sa tête, un cumulard qui vit toujours sous la quatrième République...

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La culture bayonnaise en rade

Biarritz a rafflé toute la mise :  « Biarritz touche toutes les branches de la culture et ce tout au long de l’année. Du grand public aux initiés ». Avec un tissu culturel actif (Ballet Biarritz, Biarritz Culture, café de la gare, Centre National Chorégraphique, Théâtre du versant), plus de 18 000 personnes pour le dernier festival de danse Le temps d’aimer, le festival du cinéma Sud Américain (ex la Cita) et ses soirées… la petite station balnéaire de 30 000 habitants fait office de première de la classe. Sans oublier les 40 dates par an proposées sur la scène de l’Atabal…

Triste réalité. Il ne reste plus à Bayonne que la Luna Negra et deux ou trois RV annuels qui n’ont absolument rien d’exclusifs : fête de la musique, concerts des fêtes… Plus, la Scène Nationale et la Ruée au Jazz.

Le Maire, Jean Grenet, a donc décidé de lancer début 2009 « les assises de la culture » histoire de définir « les pratiques culturelles pour Bayonne ».

Un comble. Car il faudra bien faire le bilan.

Les promesses de 2001 : une “Cité des Arts”, un espace culturel, un centre de musiques amplifiées, le ticket culture, n’ont été qu’électorales…

Pire : l’association EBAKI, membre du réseau aquitain des musiques amplifiées a été congiédée. Idem pour le théâtre du Versant et le Théâtre des Chimères, priés d’aller voir ailleurs.

Que dire du Musée Basque, dont le bilan de gestion fut tel que le Maire décida de s’en débarasser en le confiant à un syndicat mixte ? Sans parler des cinémas, où le combat de la municipalité pour avoir son CGR a conduit à cette énormité économique : 1 fauteuil pour 30 habitants sur le BAB désormais, alors que la moyenne nationale est de 1 pour 55 !

La pratique municipale quotidienne de la culture est en échec permanent. Témoin encore, ce dernier conseil municipal d’octobre, où le Maire décidait généreusement d’attribuer une mirifique subvention de 3 000€ au Festival Baiona pour tout solde culturel (et 7 000€ au Club de bridge pour l’aider à construire son parking…).

En 2009, c’est donc en marchant sur la tête que les acteurs locaux de la culture se rendront à ces fameuses assises. Et si cela se trouve, le Maire, qui a déjà lancé en catimini les premières études, saisira cette occasion pour leur déballer son fantasme culturel : un Zénith à Bayonne…

De quoi bien s’asseoir sur la culture.

(Source des italiques : JPB)

 
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